Les pratiquants (es) s’expriment : Ludivine

•04/05/2011 • Laisser un commentaire

Tout questionnement ressemble à une “statue de bronze” dans l’esprit de celui qui le vit, comme celles des grandes personnalités qui habitent le corps et l’esprit des peuples. Il est incontournable, sans conteste aussi pour le touriste venant s’enquérir des us et coutumes de ce dit, peuple.

C’est en substance ce qui nous a donné la curiosité de savoir ce que provoquait la recherche engagée par notre association, auprès de ses pratiquants (es).

Ci dessous, vous pourrez peut être sentir l’essence et l’énergie qui nous portent et nous conduits à nous investir dans cette recherche, la recherche du geste vrai à travers l’aïkido.

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Ludivine FOUILLER,  20 ans, étudiante en 2éme année de licence de langues étrangères, 3éme kyu :
ORA : Ludivine, peux-tu nous raconter ton histoire en Aïkido ? Par exemple, comment as-tu découvert cet art martial ?
Ludivine : A l’âge de 12 ans j’ai voulu pratiquer un art martial, catégorie de sport qui m’a toujours attirée. J’ai alors recherché les différents sports pratiqués dans ma ville natale, et le club d’Aikido a retenu mon attention puisque je n’en avais jamais entendu parler. Après quelques questions posées au club par téléphone, j’ai participé à un cours d’essai niveau enfant/adolescent, et cela m’a tout de suite plut. Je suis restée dans ce club pendant 2 ans. J’ai arrêté la pratique parce qu’étant au niveau enfant/adolescent, le cours se déroulait trop lentement par rapport à ce que je recherchais. Après mon arrivée à Angers pour mes études, j’ai voulu reprendre ce sport.

ORA : Pourquoi l’Aïkido ? Il y a aussi le Judo, le Karaté etc… ?
Ludivine : L’Aikido est un sport qui n’est pas si connu en France. J’ai tout d’abord voulu découvrir quelque chose de nouveau. La «philosophie» de ce sport m’a aussi attirée ; sorte de sport de défense qui utilise la force et la volonté de nuire de l’adversaire pour la retourner contre lui. De plus, il n’y a pas de compétition en Aïkido. Contrairement à la plupart des autres arts martiaux, les gens ne sont pas là pour montrer qu’ils ont un meilleur niveau; au contraire, chaque gradé apporte sa contribution dans l’apprentissage des débutants.

ORA :  Depuis combien de temps pratiques-tu l’Aïkido ?
Ludivine : Cela fera 3 ans cette année, avec une pause de 5 ans environ entre ma deuxième année de pratique et ma troisième.

ORA : Alors, comment vois-tu tes progrès par rapport au début ?
Ludivine : Étonnant! J’ai passé mes deux premières années dans l’école FFAAA (Fédération Française d’Aikido, Aikibudo & Affinitaires) qui se base plus sur le but de la pratique: vaincre l’adversaire. Pour cela on utilise beaucoup de notre propre force. J’ai tout d’abord appris les différents déplacements, et quelques techniques. On était satisfait une fois que l’adversaire était à terre.

A Ora Aikido, qui fait parti de l’école AFATJ (Association Française d’Aikido Traditionnel du Japon), le but est de rechercher la meilleure façon de mener l’adversaire à ne plus vouloir nous attaquer. On est constamment en train de rechercher la façon la plus «délicate» de détourner une attaque sans mettre de violence. J’ai appris à me déplacer et faire les gestes de façon moins technique, en utilisant plus ce que l’on ressent sur le moment. Mais je suis toujours en train d’essayer de ne pas utiliser ma force, quelque chose qui est plus dur que ce que l’on pourrait croire.

ORA : Que trouves-tu d’ intéressant dans cet art martial ?
Ludivine : Je dirai tout d’abord la façon de penser: toujours essayer de rester dans des aspects de non- violence malgré une attaque. Il faut aussi utiliser le moins possible sa propre force, on redécouvre alors son corps en essayant de « chercher un passage » qui pourrait déstabiliser le partenaire sans utiliser notre force. C’est aussi une pratique très intéressante pour la vie de tous les jours ; je m’énerve beaucoup moins qu’avant, je prend plus de recul sur certaines situations.

ORA : Au contraire, est-ce qu’il y a des choses que tu n’aimes pas ou qui te gênes dans l’aïkido ?
Ludivine : La pratique se fait souvent en Suwari waza, c’est à dire que les partenaires sont à genoux; ce qui peut devenir douloureux au bout d’un certains moment.

ORA : Dans la même discipline, il y a plusieurs écoles. Pourquoi et comment as-tu choisi « Ora aïkido » ? Par hasard, peut-être ?
Ludivine : En arrivant à Angers cette année, je voulais reprendre l’Aikido. J’ai loupé les inscriptions du club présenté à l’UCO. Environs deux semaines plus tard, M. Keiji Horibe, mon professeur de Japonais nous à présenté son club, Ora Aikido, lors du premier jours de cours. J’ai été lui demander des renseignements sur ce club, et je suis allé voir les entraînements dans la semaine qui a suivi, avant de m’inscrire.

ORA : Enfin, qu’est-ce que tu as envie de dire aux gens qui ne connaissent pas encore l’Aïkido ?
Ludivine : C’est un sport très intéressant tant au niveau physique qu’éducatif, sur la recherche de soi-même. Vous ne perdrez rien à venir faire un essai, au contraire!

Les pratiquants (es) s’expriment : Vadim

•10/04/2011 • Laisser un commentaire

Tout questionnement ressemble à une “statue de bronze” dans l’esprit de celui qui le vit, comme celles des grandes personnalités qui habitent le corps et l’esprit des peuples. Il est incontournable, sans conteste aussi pour le touriste venant s’enquérir des us et coutumes de ce dit, peuple.

C’est en substance ce qui nous a donné la curiosité de savoir ce que provoquait la recherche engagée par notre association, auprès de ses pratiquants (es).

Ci dessous, vous pourrez peut être sentir l’essence et l’énergie qui nous portent et nous conduits à nous investir dans cette recherche, la recherche du geste vrai à travers l’aïkido.

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Vadim LOUKIANOFF, 14 ans, collégien, 5éme kyu :
ORA : Vadim, peux-tu nous raconter ton histoire en Aïkido ? Par exemple, comment as-tu découvert cet art martial ?
Vadim : Oui, je peux ! J’étais allé deux fois voir la démonstration à Anjou Dojo car mon père y faisait du Kyudo (tir à l’arc traditionnel japonais). La deuxième fois, j’ai décidé que ça me branchait. Donc je m’y suis mis et j’aime ça !

ORA : Pourquoi l’Aïkido ? Il y a aussi le Judo, le Karaté etc… ?
Vadim : Eh bien, le Judo j’avais déjà essayé et je n’avais pas aimé. Et puis les autres étaient soit trop calmes, soit trop compétitifs.

ORA :  Combien de temps pratiques-tu l’Aïkido ? Et depuis quand ?
Vadim : Je pratique de 1h30 à 3h00 par semaine depuis 2 ans.

ORA : Alors, comment vois-tu tes progrès par rapport au début ?
Vadim : J’ai beaucoup appris, surtout au niveau de la motivation et de la concentration. Et j’ai gagné en souplesse, bien-sûr !

ORA : Que trouves-tu d’ intéressant dans cet art martial ?
Vadim : Le travail d’équipe, de l’énergie sans la force, et qu’il faille toujours rester concentré.

ORA : Au contraire, est-ce qu’il y a des choses que tu n’aimes pas ou qui te gênes dans l’aïkido ?
Vadim : Justement, le fait de toujours rester concentré et qu’il n’y ai donc pas beaucoup de moments pour rigoler.

ORA : Dans la même discipline, il y a plusieurs écoles. Pourquoi et comment as-tu choisi « Ora aïkido » ? Par hasard, peut-être ?
Vadim : Non. En fait, les autres clubs sur ma ville étaient compétitifs, et je n’aime pas leur esprit de compétition, et puis Damien et Keiji avaient l’air sympa.

ORA : Enfin, qu’est-ce que tu as envie de dire aux gens qui ne connaissent pas encore l’Aïkido ?
Vadim : Ben, pas grand chose ! Peut-être « Venez voir, vous comprendrez !».

Les principes d’étude de Ora aïkido

•08/03/2011 • Laisser un commentaire

L’association “Ora aïkido” tire son nom de principes, sans être exclusifs, appliqués en Aïkido Traditionnel du Japon comme enseignés par Gérard BLAIZE (7éme Dan de l’Aïkikaï de Tokyo) au sein de l’AFATJ (Association Française pour l’étude de l’Aïkido Traditionnel du Japon). Ces principes sont eux mêmes issus de ce que HIKISTUCHI Senseï enseignait à ses élèves, au Dojo de Shingu au Japon.

- Ne pas être ouvert nous oblige à exécuter les techniques de façon à ce que le partenaire qui nous attaque ne puisse jamais utiliser secondairement, une autre partie de son corps pour porter un coup, même si celui-ci est, par nature dans l’aïkido, fictif. En d’autres termes,”Ne pas avoir d’espace sensible”.

- Ne pas regarder nous protège du regard du partenaire. O’Sensei disait : “Il ne faut pas regarder les yeux du partenaire parce qu’ils prendront notre esprit. Il ne faut pas regarder le sabre du partenaire parce qu’il prendra notre ki. Il ne faut pas regarder votre partenaire parce qu’il faut aspirer le ki de votre partenaire.” (Takemusu Aïki, pg. 190)

- Ne pas attendre nous enseigne à percevoir l’intention du partenaire avant que son action ai lieu. O’Sensei disait : “Si l’on pratique bien les techniques, avant l’action de l’adversaire, c’est comme si l’on satisfaisait le manque de cet adversaire; c’est d’abord vous qui découvrez l’insatisfaction de votre adversaire et c’est vous qui commencez la technique”(Aïkido Shinzui, pg. 98).


Ce travail demande une énergie ou une exigence particulière, tant sur le plan physique que mental. Ce n’est pas tant une dépense sportive au sens commun, mais plutôt un engagement personnel approfondi. Bien entendu, cet investissement est fonction de soi et il n’est pas question de le faire valoir en comparaison aux autres. La récompense de cet investissement est toujours très subtile, discrète. Mais si on s’efforçe à pratiquer avec sincérité, en chaque instant, alors elle devient une richesse intime surprenante.

Damien MEYER, pour Ora aïkido.

 
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